Lush Life

 

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Ce qui retient mon attention dans un monde en accccccélération permanente.

Vendredi 30 mars 2007

Dans le cadre de la défense des prérogatives du service public, on nous parle en ce moment de l'ouverture à la concurrence des services d'accompagnement et de replacement des chômeurs jusqu'à présent réservés à l'ANPE. Du coup: grève des agents qui en profitent pour revendiquer pour l'amélioration de leurs conditions de travail....Gloups...Je m'étouffe quand j'entends cela. 

Accompagnement ? Les animateurs chargés de faire de la formation auprès des demandeurs d'emploi passent moins de 20% de leur temps à animer des séminaires. Le reste du temps, ils pensent.....

Conditions de travail ? Au global, les agents de l'ANPE sont présents pendant 50% du temps legal de travail. Les 50% restant sont représentés par les congés, la formation interne et les absences.....

Ces chiffres ne sont pas inventés, ils proviennent du plus haut de la direction de l'ANPE et sont connus de l'administration. C'est sûr qu'avec cette production, ils peuvent commencer à s'inquiéter de l'arrivée d'opérateurs privés. Je me demande même si ce n'est pas la seule façon qu'a trouvé l'état pour se débarasser à terme des rentiers de cette administration.  

Lundi 26 mars 2007

Je m'intéresse d'assez près à l'industrie du Livre ces derniers temps et suis passé au Salon de Paris ce week-end pour y glaner quelques renseignements.

Premier constat : Ce salon est avant tout une vaste librairie avant d'être un salon. Bouquins en étalage, caisses enregistreuses et libraires prêts à mettre vos achats dans le sac. En prime : Les auteurs installés en batterie comme des poules, prêts à dédicacer leurs oeuvres. De responsables des maisons d'edition, aucun, sauf chez les minuscules indépendants.

Les indépendants justement. Parlons en puisqu'ils sont mis à l'honneur de ce salon 2007. Quelques chiffres du marché parlent d'eux même : Hachette, Editis (Wendel) Flammarion, La Martinière et Gallimard représentent plus de 80% du CA du secteur. Le secteur compte par ailleurs 3000 maisons d'éditions microscopiques pour le plupart. Enfin, les nouvelles productions sont composées à 80% de commandes auprès d'auteurs maison ou déjà référencés sur des sujets décidés à l'avance par les editeurs.

En un mot, au delà des discours sur la diversité, les jeunes auteurs et autres lieux communs, se trouve une industrie très concentrée qui vit sur des produits pré-formatés par le marketing et ne laisse que peut de place à la réelle nouveauté. Rien de bien neuf me dira-t-on. C'est vrai sauf je faisais encore partie des naifs, abusés par la communication ambiante, qui pensaient que la littérature était un cas particulier dont la gestion faisait encore la part belle à la qualité de la création.

par Crapulax publié dans : Société
Lundi 19 mars 2007

Non pas que j'accorde encore beaucoup de crédit à l'indépendance de la presse mais quand même : Je n'imaginais pas que les cahiers spéciaux de vénérables quotidiens comme Le Monde, censés être constitués d'articles de fonds sur un sujet donné, faisaient l'objet de pratiques qui n'ont rien à voir avec la profession de journaliste.

A l'occasion de la parution d'un prochain cahier spécial sur un sujet vertical dont ma société est un des acteurs majeur, Le monde nous contacte et nous propose une interview. Super! Sauf que notre interlocuteur nous précise juste que l'interview est payante et que notre position dans le dossier sera fonction du montant payé!!!

Je n'ai pas de soucis avec ce genre de pratique quand il s'agit de publireportage. Dans ce cas, c'est vraiment limite car cela veut dire que ces soi-disant dossiers ne sont pas constitués à partir d'une investigation journalistique comme on serait en droit de s'y attendre du Monde mais d'une vulgaire opération publicitaire masquée derrière la réputation du journal.

D'ici à ce qu'on arrive à un ranking de l'information générale en fonction de ce que les principaux intéressés payent, il n'y a pas loin.

par Crapulax publié dans : Société
Mercredi 14 mars 2007

Un très bon dossier d'un indépendant publié sur www.pressecrackimmo.canalblog.com et basé sur une analyse des données de PAP.

Je recommande chaudement sa lecture et sa diffusion. Le lien direct est là

http://storage.canalblog.com/14/00/102430/11292452.pdf 

par Crapulax publié dans : Immobilier
Lundi 12 mars 2007

Tout le monde aura remarqué le grand retour du vintage, dans les domaines de l'automobile ou de la moto en particulier.

Jusqu'à présent, le principe était de copier l'esthétique et l'habillage de l'époque mais d'y insérer une mécanique moderne sans grand rapport avec l'original. Ceci suffit à attirer une clientèle à la recherche du look ET de la fiabilité, mais ne recherchant pas la "personnalité" mécanique et sensitive de la machine d'origine: Pas de grand rapport entre une Triumph Bonneville d'origine et sa version moderne. Pour ceux que la moto n'intéresse pas, la comparaison est la même entre Mini BMW et Mini Austin.

Je me dis depuis un moment qu'il y a un vrai marché pour un constructeur qui reprendrait presque intégralement (Aux normes de sécurité et de pollution près), une mécanique mythique ancienne pour la relancer presque à l'identique : Look d'enfer, personnalité mécanique préservée et prix défiant toute concurrence grâce à un investissement technologique très limité. On pourrait opposer le manque de fiabilité mais si on choisit à la base un modèle très fiable et facile d'entretien comme un XT 500 Yamaha une une coccinelle VW, l'argument ne tient pas.

Je viens de découvrir une aventure qui part de ce principe : La relance de la production de la GIMA 125 cm3, qui s'est illustrée lors du bol d'or en....1949. Elle sera produite à 200 exemplaires par an pour moins de 5000 €. L'initiative a reçu un accueil enthousiaste au salon de la moto. Je pense qu'on verra bientôt d'autres projets de ce type surfant sur le mythe d'un âge d'or compatible avec son portefeuille, les goûts bo-bo et le nombre de points restant sur le permis.

Allez sur   http://www.moto-gima.com/

 

 

  

 
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