Welcome !!
Ce qui retient mon attention dans un monde en accccccélération permanente.
Les US sont vraiment un pays de tous les extrêmes.
Par certains aspects, ils manipulent et contrôlent leur population et le monde aussi bien que des pays totalitaires en exploitant le fameux adage : Plus c'est gros, plus ça passe. Si Loose Change prête à discussions (Voyez mon post sur le sujet et surtout, regardez ce documentaire), plus personne ne met en doute le pretexte des armes de destruction massives qu'ils ont utilisées pour aller s'installer dans une zone stratégique, détourner les yeux d'une incompétence notoire sur le plan interieur et surtout, solder la petite vendetta familiale entre Saddam et la famille Bush.
Par d'autres aspects, ils font preuve d'une liberté d'expression sans pareille à côté de laquelle nos Guignols sont extremement politically correct. Pour ceux qui suivent en anglais, je vous invite à regarder un morceau d'antologie de la provocation comique. C'est un peu comme si le comique grinçant de desproges, assisté par un journaliste d'investigation cinglant, disposaient d'une tribune libre de 30 mn devant le président le la république au cours d'un diner de gala. C'est terriblement provocateur, très drôle, super limite. Colbert est une star aux US. J'ai vu d'autres video de lui : Il est vraiment très bon. Enjoy !!!!
ça fait un moment que l'idée me trotte dans la tête : Racheter une moto mais moderne. Mon R 100 RS et mon 500 XT sont bien sympathiques mais entre les pannes et une certaine envie de performances plus modernes, je crois bientôt craquer pour une machine neuve, orientée roadster de caractère avec possibilité de faire un peu de route.
J'ai donc essayé dans l'ordre, un Triumph Speed Triple , puis la Ducati Sport 1000, , pour terminer avec un Buell XB9 (Le XB12 n'était malheureusement pas dispo aux essais).
Conclusions :
- Le speed est l'engin de référence : Puissant, souple, coupleux, facile, super position, précis. En plus, il semble que l'entretien soit accessible. Très
surprenant. Le problème, c'est que je vois mal comment respecter les limitations avec un engin pareil.
- La Ducati 1000 Sport est un superbe bijou, avec une position de consuite engagée assez désagréable au début. Le moteur met du temps à chauffer et nécessite d'ête un minimum dans les tours. Le corps met du temps à s'habituer à la machine et on se dit au départ : sympa mais
douloureux. Impropre au quotidien. Et puis, le poison entre dans le sang, le moteur arrive à température et le corps prend ses marques. La machine devient alors addictive et même en ville à basse vitesse, le caractère du desmo donne du piquant aux 50 Km/h autorisés. Une fois à l'arrêt, l'esthétique générale achève toute vélleité de se desintoxiquer. Il parait que c'est cher à l'entretien mais une addiction ne se soigne pas avec ce genre d'arguments.
- La Buell enfin fait un peu pâle figure à côté des deux autres. Probablement qu'il aurait fallu essayer le XB12. Le XB9 est très / trop safe. C'est vrai que la partie cycle est excellente e
t sécurisante. On se sent tout de suite à l'aise, trop vite peut-être. Rien à redire contre la machine sauf que ça ressemble plus à un trail qu'à un roadster. La boîte est un peu collante. Pas assez de caractère à mon goût donc. L'esthétique ne sauve pas.
Sans surprise, je crois donc que je craquerai pour la Ducati, choix non rationnel par excellence.
Je suis à présent rassuré de l'intérêt d'avoir, pour la première fois de ma vie, pris ma carte d'électeur. Je me demandais vraiment à quoi elle allait pouvoir me servir. Comment se décider entre des extrêmes sans issue, un agité démago de droite et une moule soporifique de gauche.
Quant à Bayrou, le ni-ni que je percevais me semblait être une nouvelle manoeuvre tactique pour drainer les déçus vers un autre extrémisme du centre mou.
Je suis, en l'espace d'une semaine, devenu un de ses fervent supporter. En analysant ma réaction, j'y découvre les ressorts profonds du vote en politique. Il me semble que c'est finalement assez simple et peut se réduire à quelques facteurs fondamentaux :
- Les convictions personnelles déterministes : Sensibilité de droite / de gauche liée à l'historique, aux parents, au milieu. ça bouge rarement.
- Le charisme de candidat. Déterminant: 15% + pour le Pen contre quelques miettes pour De Villiers pour un combat similaire
- La compétence perçue : Important mais pas tant que ça si on se réfère au niveau des intentions de vote pour Sego.
- Enfin et presque surtout, et c'est là ma découverte personnelle : La sincérité et le désinteressement.
Ce dernier élément est le plus intéressant et le plus rare. On le voit chez certains extrêmes (Arlette est une pure). On le voit aussi chez les grands hommes de l'histoire qui oeuvrent d'abord pour leur pays avant d'oeuvrer pour eux. Le paysage politique moderne regorge d'arrivistes et de stratèges carrièristes, beaucoup plus rarement de personnalités désintéressées. En général, ces dernières se sont fait broyer avant d'arriver devant les projecteurs.
Et bien, c'est justement ça qui m'a retourné d'un seul coup en entendant Bayrou. J'ai tout à coup été persuadé qu'il est un des rares réaliste (par opposition aux extrêmes) sincèrerement désintéressé et certainement pas plus incompétent qu'un autre. Il est peut-être encore plus carriériste que les autres mais il m'a convaincu et je vais lui apporter ma voix avec beaucoup de plaisir et d'espoir.
Je faisais un point ce jour avec mon banquier de la BNP à propos de rentrées d'argent à placer, et en particulier concernant le produit d'une vente d'un studio que je possède. Sa réaction était des plus intéressantes : "Ah, vous vendez donc au plus haut...". Moi, faussement naif : "vous croyez vraiment?". Et lui confiant : "C'est la conclusion d'une étude de nos services. On pense que le marché va décrocher de 20% dans les deux ans à venir".
Je lui ai avoué mon étonnement de ne pas en avoir entendu parler, alors que je suis d'assez près l'actualité du secteur. En fait, ladite étude est interne et uniquement destinée aux collaborateurs BNP pour orienter leur stratégie d'investissement.... Aucune chance donc de la voir publiée et commentée en long, large et travers dans Le Figaro où même dans un blog baissier.
Je n'ai donc pas d'élément plus tangible que cette conversation avec mon banquier et ma bonne foi. Le plus intéressant finalement n'est pas tant qu'une nouvelle institution financière de premier plan prédise une baisse significative de l'immobilier, c'est surtout qu'elle en est persuadée et base sa stratégie d'investissement sur ces hypothèses en se gardant bien de le divulguer en externe pour ne pas enrayer sa captation de nouveaux clients via la production de crédits immobiliers. A méditer....
Et pour ceux qui iraient à Uchisar cet été. Ne manquez pas de passer au mouton rouge...


